lundi 6 mai 2013

150 manifestants contre la vente de l'école Vigny

    

                       
                       
                       
                       
  
  
A Loches, l'idée est de transférer l'école Vigny sur le site scolaire de Lamblardie et de transformer son site actuel en hôtel trois étoiles. Des parents, des commerçants et hôteliers, le député... ont manifesté, samedi 4 mai, leur opposition au projet.
 
Une nouvelle étape a été franchie samedi matin dans l'opposition au projet de la municipalité de Loches de vendre l'école Vigny. L'idée est de la transférer sur le site scolaire de Lamblardie et de transformer son site actuel en hôtel trois étoiles. Quelques semaines après que le permis de construire a été accordé au promoteur, 150 manifestants se sont donc réunis dès 10 h 30, place de la Marne, avant de rejoindre l'hôtel de ville où le maire a reçu une délégation de cinq personnes. Dans le rassemblement, des parents, quelques commerçants et hôteliers, le député PS Jean-Marie Beffara ainsi que nombreux représentants de l'opposition de gauche.
   
06/05/2013 
   
Sur les banderoles, on pouvait lire « Une école en moins = un hôtel en trop » ou encore « Pour le maintien de l'école en centre-ville ». 
Sur les banderoles, on pouvait lire « Une école en moins = un hôtel en trop » ou encore « Pour le maintien de l'école en centre-ville ».
    
150 manifestants se sont rassemblés samedi matin place de la Marne, puis devant la mairie, pour dire non à la vente de l’école Vigny. Mais le dialogue reste “ difficile ”, selon eux, avec le maire.
   
Ils sont tous d'accord. Maire et manifestants se rejoignent sur un point : depuis 1995 au moins, jamais un projet de la municipalité n'avait suscité une telle manifestation. Ils ont été 150, samedi matin, à dire non à la vente de l'école Vigny, à sa reconversion en hôtel et à sa reconstruction sur le site de Lamblardie. Signe qu'à la mairie, la mobilisation est prise au sérieux : la veille, un supplément spécial entièrement dédié à ce projet avait été ajouté dans le bulletin municipal tout juste paru.
 
« Aucun représentant de parents d'élèves n'a été consulté sur ce schéma. Il se traduira par 40 % de cour perdue. 28 places de parking pour déposer 350 élèves sur le site de Lamblardie-Sarraute ! Pour nous, cela aboutira nécessairement à la suppression de l'école Mariaude, qui va se retrouver isolée », a critiqué un des membres du collectif « Sauvons Alfred-de-Vigny ». Depuis le balcon de l'hôtel de la Tour Saint-Antoine, il s'adressait aux manifestants d'abord rassemblés sur la place de la Marne (Lire NR Dimanche d'hier). A ses côtés, notamment, Gérard Jaunet qui, au nom de l'Association lochoise des déportés (lire ci-dessous) a jugé « absurde et intolérable de supprimer ce lieu de mémoire », en référence à la rafle de juillet 1944.
 
" Un poumon "
 
Dans le cortège, une demi-douzaine de délégués départementaux de l'Éducation nationale, quelques commerçants, des hôteliers… Mais surtout, beaucoup de parents. Gladys Lissoir a un enfant scolarisé à Vigny, l'autre à Mariaude. Elle redoute des « problèmes de sécurité routière et l'augmentation du nombre d'élèves sur le site de Lamblardie. Qui plus est, il est important pour nos enfants d'être dans un lieu de mémoire. » Pour Gilles Drouet, « une école, c'est un poumon dans un quartier. Cela amène du monde dans les commerces. La fermeture de l'école Vautrompeau avait été mal vécue à l'époque. Aujourd'hui, c'est Vigny. Pour nous, c'est non. »
   
Pierre Calmeilles
   
06/05/2013 
   
La gauche lochoise était présente en nombre dans le rassemblement (Front de gauche, socialistes…). Parmi les manifestants, le député PS Jean-Marie Beffara a résumé ainsi la position de l'opposition : « Non à la fermeture de l'école, non au projet de regroupement à Lamblardie et non à la privatisation de ce secteur en centre-ville. »

Le rassemblement s'est ensuite déplacé devant l'hôtel de ville. L'écho des slogans est parvenu jusqu'aux oreilles du maire qui, accompagné entre autres du premier adjoint, Marc Angenault, et de l'adjointe aux affaires scolaires, Évelyne Thibault, y a reçu une délégation de cinq personnes (parents, hôteliers, représentant des déportés…) pendant une heure. A la sortie, l'un des participants a jugé le « dialogue difficile ». Interrogé par la presse, Jean-Jacques Descamps campe sur ses positions : « La première raison, c'est le projet de rénovation scolaire [dont le coût est évalué à 3 millions d'euros étalés sur trois ans par la mairie, NDLR], pas l'hôtel. Vigny n'est pas adaptée pour une école dans les 20 ans à venir. Il manque un hôtel trois étoiles à Loches. Le lieu de mémoire est préservé : la plaque reste en l'état et sera accessible. Ce n'est pas une école en moins, c'est une école transférée à Lamblardie. » Il a insisté sur la solidarité de sa majorité : « Ce projet est celui de toute mon équipe, y compris de mon premier adjoint, qui sera candidat aux élections municipales. »
  

Retour sur la journée du souvenir des victimes de la déportation, à Loches, le 28 avril dernier

02/05/2013 
   
Denis Maljean, conseiller municipal PS, commente ainsi sur Internet, sur sa page Facebook, la commémoration de la journée de déportation à Loches (NR de mardi) : « C'est, comme " par hasard " en plein débat sur l'avenir incertain de l'école Alfred-de-Vigny que le dépôt de gerbe officiel – le seul de l'année, la cérémonie du 27 juillet étant officieuse – a clairement été évité [dans l'enceinte de l'établissement scolaire, où furent rassemblés plusieurs centaines de Lochois lors de la rafle de 1944], ainsi qu'au stade, à la gare, au tribunal et à la gendarmerie. A la fin de la rapide commémoration devant le monument aux morts, des bouquets de fleurs ont été remis respectivement à la directrice de l'école, au président du LAC foot, au président de l'association des déportés et au commandant de la gendarmerie. Nous avons pris l'initiative d'y aller simplement, ensemble, sans les élus de la majorité municipale ».
   
  
04/05/2013 
    
Denis Maljean, conseiller municipal PS, revient sur la polémique qu'ont suscitée ses propos, après avoir exprimé son regret sur la manière dont s'est déroulée la Journée du souvenir des victimes de la déportation. Dans notre édition d'hier, Pierre Bluteau, adjoint au maire, considérait que le jeune élu manquait de respect envers les anciens combattants. « C'est justement par respect pour les victimes de guerre, civiles et militaires, et pour les victimes de la barbarie de la déportation et de l'extermination que je me suis ainsi exprimé. Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas – dans ce contexte de crise où resurgissent les extrémismes en Europe – les oublier, rectifie Denis Maljean. J'accepte d'autant moins cette remise en cause personnelle par un adjoint au maire que, bien avant d'être élu de la ville de Loches, alors que j'étais adolescent et jeune militant associatif, je participais déjà régulièrement à cette Journée du souvenir. » L'élu socialiste poursuit : « C'est tout de même un malheureux " hasard " du calendrier qui veut que c'est justement l'année où le sort de l'école Alfred-de-Vigny est douloureusement débattu que le seul dépôt de gerbe officiel a été évité, contrairement d'ailleurs aux propos du maire quand il refusait l'inscription du 27 juillet au calendrier des cérémonies officielles de la commune. »
06/05/2013 
   
à chaud
   
> Le député PS Jean-Marie Beffara (absent de la cérémonie pour raison familiale) se dit pour sa part « choqué que, cette année particulièrement, où le sort de l'école Vigny est incertain, le maire ait décidé de faire une cérémonie au rabais qui n'avait pas d'autre objet que d'éviter le passage par l'école Vigny. C'est déshonorant à l'égard du devoir de mémoire », soutenant par là même son colistier Denis Maljean dans la polémique qui l'oppose à l'adjoint Pierre Bluteau. Et de conclure : « Je compte bien que, l'année prochaine, cette cérémonie soit rétablie pleine et entière. »
  

mercredi 1 mai 2013

L’absolutisme et ses dérives

  
   
L’autocratie est un mal dont décidément on ne se relève pas. Cette affirmation est illustrée amplement par le comportement de plus en plus arbitraire de Jean-Jacques Descamps. Il ne tient en effet aucun compte de toutes les considérations et arguments exprimés par différentes catégories de citoyens et citoyennes qui tous s’opposent à la fermeture de l’école Alfred de Vigny et au projet de construction d’un hôtel sur le même site.
  
Etant maire de sa ville, il se comporte comme jadis les rois de droit divin convaincus d’être les seuls à détenir la vérité et le bon droit, face à une foule de courtisans béats d’admiration et de dévotion qui n’est pas sans rappeler l’attitude du groupe majoritaire actuel. Ce penchant naturel chez tout apprenti despote l’a même conduit récemment à vouloir imposer sa version des faits à un journaliste de la Nouvelle République. Ce dernier avait publié un compte rendu du dernier Conseil Municipal qui n’avait pas eu l’heur de plaire au maire de Loches.
  
Ce comportement insupportable et d’ailleurs récurrent chez lui, indigne d’un soi-disant démocrate et ancien ministre de la République, nous rappelle des périodes sombres de notre histoire contemporaine. Il ne serait pas vain que l'auteur de cette entorse à la liberté de la presse –un des piliers de notre démocratie- médite ce qu’écrivait déjà en son temps CHATEAUBRIAND : « Plus vous prétendez comprimer la presse, plus l’explosion sera violente. Il faut donc vous résoudre à vivre avec elle. »
  
   
Pour les élu(e)s de la liste « Vivre Loches », 
André SEHMER, Conseiller Municipal. 
 

lundi 29 avril 2013

Ecole Alfred-de-Vigny : samedi 4 mai, à 10 h 30, rassemblement place de la Marne

29/04/2013 
   
   
A Vigny, ils aiment leur école…
A Vigny, ils aiment leur école…
   
  
Le collectif SAV (Sauvons Alfred-de-Vigny) ne s'avoue pas vaincu. Il reste toujours mobilisé contre la vente de l'école Alfred-de-Vigny, en centre-ville. Samedi 4 mai, à 10 h 30, il appelle à un rassemblement place de la Marne. Le SAV attend parents, élèves, et dit avoir le soutien de certains commerçants et hôteliers. A la manifestation participera aussi l'Association des déportés et internés résistants et patriotes et familles. « C'est une manifestation d'opinion pour le maintien de l'école en centre-ville », annonce le collectif, qui invite l'ensemble de la population à se mobiliser pour l'occasion. Le collectif espère pouvoir défiler jusqu'à la mairie afin de remettre au maire une pétition de plus de 700 signatures.
Par ailleurs, non sans humour, le SAV a détourné à sa manière le slogan I Loches You et l'idée de former un cœur avec ses mains devant un monument emblématique de la ville. Des élèves ont posé devant l'école formant ce cœur et avec ce message « I Loches mon école Alfred-de-Vigny ». Verra-t-on cette image sur le site Facebook de I Loches You?
   
   
X. R.-B.
    

mercredi 3 avril 2013

Pièges et astuces de bas étage

   
     
Le Conseil Municipal du 25 janvier 2013, consacré partiellement au débat d’orientations budgétaires, a été l’occasion d’une traditionnelle parodie de dialogue. Fidèle à ses mauvaises habitudes émergeant lors des séances consacrées aux divers budgets, le Maire, avec un air faussement ingénu, nous a demandé une fois de plus si nous aurions des contre-propositions à formuler… Autrement dit, faire des propositions dans le cadre que lui seul a défini, et après avoir effectué les choix essentiels !
  
C’est comme si on disait à quelqu’un circulant dans un tunnel qu’il est libre de prendre des chemins de traverse… Piège de vieux politicien qui n’amuse que ceux qui cautionnent ce pastiche de dialogue et de démocratie, et qui cependant ne nous embarrasse guère. Chacun sait, et notre bourgmestre en premier, que les budgets annuels sont fondamentalement la conséquence et le reflet du programme élaboré pour une mandature de six ans, et donc la source des décisions importantes à prendre au fil des années.
  
Déni de démocratie aussi lorsqu’on note que toutes nos suggestions et propositions (renforcement de l’attractivité de la zone d’activités, création d’une pépinière d’entreprises, encouragement de la création et de l’innovation, soutien des activités commerciales de proximité, développement urbain durable, création d’un conseil municipal des jeunes, etc…) sont systématiquement brocardées et rejetées sous des prétextes souvent fallacieux.
   
  
Pour les élu(e)s de la liste « Vivre Loches »,
Jean-Louis PIERRE, Conseiller Municipal.
   

lundi 25 mars 2013

Conseil municipal de vendredi dernier, compte-rendu par la NR

   
  
   Dans l'attente des accords administratifs, la ville prépare le terrain pour la reconstruction de l'école Alfred-de-Vigny.
Dans l'attente des accords administratifs, la ville prépare le terrain pour la reconstruction de l'école Alfred-de-Vigny. - (Photo archives, NR) 
  
  
Le conseil municipal a dévoilé le financement par tiers du projet de reconstruction de l’école Vigny. Le PS parle de « déni de démocratie ». 
   
Jean-Jacques Descamps et sa majorité avancent sur le dossier Alfred-de-Vigny. Vendredi soir, en conseil municipal, le maire a maintenu son cap, à savoir la vente de l'actuelle école pour la construction d'une nouvelle du même nom avec équipement périscolaire à proximité des écoles existantes Lamblardie/Sarraute (lire " le chiffre "). Il a estimé le coût de ce programme (hors modernisation informatique) à 2,825 millions d'euros (M€). La ville entend financer le projet sur la période 2013/2016. « Le financement devrait être assuré pour un tiers par le produit de la cession du site actuel Alfred-de-Vigny, pour un tiers par des subventions et pour un tiers par autofinancement et emprunt de la ville », a annoncé le maire.
   
" Ces 3 millions, demain, vous n'en assumerez pas l'exécution "
 
Denis Maljean (opposition PS) a mis en garde Jean-Jacques Descamps : « On part sur une délibération qui engage un projet de 3 M€. Ces trois millions, demain, vous n'en assumerez pas l'exécution, vous, personnellement. Vous engagez un projet de trois millions, soit un tiers de la dette, à un an des élections municipales. Sur un sujet aussi discuté, c'est un déni de démocratie. Tenez compte de l'avis de la population ! », dit l'élu PS, mentionnant les nombreuses oppositions à la vente de l'école relayées par les parents d'élèves, les enseignants, certains commerçants et par le collectif Sauvons Alfred-de-Vigny.

« Nous prenons nos responsabilités, a répondu le maire. Je refuse que vous disiez que c'est un déni de démocratie. La population est représentée autour de cette table ! Ce déplacement d'école est un bon projet qui se réalisera à terme, si on vend l'école. L'investisseur actuel n'achètera que si nous avons l'accord de l'architecte des bâtiments de France (ABF) et la désaffectation de l'école par le préfet ». J.-J. Descamps a aussitôt lancé un appel à l'ABF pour débloquer ce dossier : « Si l'investisseur n'a pas d'accord, les banques vont se poser des questions. Je demande à l'ABF son avis dans les plus brefs délais ».

Le premier magistrat a inclus l'aspect économique dans son argumentaire. D'une estimation de 3 M€, il descend la note à 1 M€ pour la ville, une fois retirés le produit de la vente de l'école et les subventions. « Cela revient à 1 M€ sur 4 ans », compte-t-il. « Je ne suis pas persuadé que vous aurez 800.000 € de subventions », rétorque Denis Maljean. Pour le maire, la création d'un hôtel et la construction d'une école représentent « près de 10 M€ de travaux et 20 emplois ». « Maintenant, vous nous faites du chantage à l'emploi », s'insurge, à son tour André Sehmer (opposition).

En attendant les feux verts administratifs, la majorité avance les pions dont elle dispose sur son Monopoly® lochois. Elle a voté une demande de subvention de 148.000 € au titre de la dotation d'équipement des territoires ruraux pour commencer à aménager le site Lamblardie (coût global 800.000 € HT). Elle a aussi voté l'agrandissement de la réserve foncière de 950 m2 entre les rues Lamblardie et la Gaîté, en prévision du futur pole scolaire.
 
et aussi…
 
> Budget : changement de méthode.
Après avoir voté un compte administratif qui présente un excédent de 857.205,47 €, le conseil municipal a adopté dans la foulée un budget primitif de 7,965 M€ en recettes, de 7,016 M€ en dépenses, ce qui dégage une capacité d'autofinancement de 949.000 €. Le dernier budget présenté vendredi par J.-J. Descamps englobe les comptes administratifs et le budget primitif. L'opposition aurait aimé pouvoir comparer l'élaboration du budget actuel par rapport aux précédents. « La comparaison d'une année sur l'autre est maintenant plus difficile. Si on était mesquin, on pourrait dire que ce changement de règle permet de masquer quelques difficultés » lâche Denis Maljean. Pour le maire, il s'agit de simplifier : « Avant, nous avions le compte administratif puis le budget primitif, puis le budget complémentaire. Tout ceci est transparent ».

> Culture. Gratuité pour personnes en grande précarité.
Valérie Gerves a soumis au vote (adopté) un partenariat avec l'association « Cultures du cœur » qui s'occupe de personnes en situation de grande précarité pour leur offrir des places gratuites à des manifestations culturelles.

> Loches en voix les 6 et 7 juillet.
Pour sa troisième édition, Loches en voix revient les 6 et 7 juillet. En plus des concerts, la manifestation s'ouvre à des chanteurs amateurs qui auront participé à la master class des King's Singers. Une académie d'été a lieu du 6 au 12 juillet avec des stages entre amateurs et professionnels sur les chœurs d'opéra dirigés par Emmanuel Trenque, chef de chœur de l'opéra de Tours.

> Urgence à la Porte Royale. 
Selon Pascal Dubrisay, adjoint au patrimoine, il est urgent de réaliser les travaux d'étanchéité de la terrasse de la Porte royale (coût 200.000 € HT). La ville va envoyer une demande de subvention à la DRAC.

> Recours contre le Brithotel : le maire furieux.
Si la mairie a donné son feu vert pour la construction d'un Brithotel sur le site de l'ancien Super U, la construction ne verra pas le jour cette année comme prévu. La raison : le recours déposé par un concurrent hôtelier. « C'est catastrophique qu'il y ait eu ce recours abusif. C'est un retard de deux ans dans cette affaire », s'est emporté le maire.

> Chute de pierre de la Tour Saint-Antoine.
La série de chutes de pierres se poursuit. Récemment, une pierre est tombée de la couverture de la Tour Saint-Antoine chez un riverain. La commune a prévu un investissement de 35.000 € pour engager des travaux.

le chiffre
 
2,825
C'est, en millions d'euros, le coût estimé de l'investissement financier nécessaire pour construire une nouvelle école Vigny de cinq classes à Lamblardie/Sarraute. Selon la mairie, cette somme se répartit ainsi : 1,29 M€ pour la nouvelle école ; 705.000 € pour la réhabilitation de l'école Lamblardie ; 450.000 € pour la salle d'activités pluriscolaires ; 200.000 € en aménagements extérieurs ; 180.000 € pour l'aménagement du restaurant scolaire.
 
à suivre
 
> Demain.
L'organisation de la réforme scolaire et les rythmes scolaires divisent les élus.
 
  
Xavier Roche-Bayard
    

vendredi 22 mars 2013

La République bafouée

La cérémonie du souvenir commémorant la fin de la guerre d’Algérie a eu lieu le 19 mars au cimetière des Montains sous l’égide de la FNACA. Elle a été ternie par l’absence d’élus de la majorité, qui, selon une probable injonction du maire, ont visiblement boycotté cette manifestation légale et officielle. Cette attitude est profondément choquante et insultante pour les survivants de cette tragédie et pour la mémoire de ceux tombés au champ d’honneur. Ce comportement indigne et anti-républicain de M. DESCAMPS prouve une fois de plus, s’il en était besoin, qu’il n’applique la loi que si elle lui agrée. Cette tendance naturelle qui le caractérise ne lui permet aucunement de revendiquer le titre de démocrate qu’il aime arborer en toutes circonstances.

Le groupe des élus de l'opposition.

mardi 5 mars 2013

A propos d'eau

   
L’eau sera le thème de la prochaine manifestation « LOCHES en fête » qui se déroulera lors des fêtes de Pâques 2013. Nous souhaitons vivement que ce moment festif soit aussi l’occasion de faire preuve de pédagogie, de mener des réflexions et de diffuser des informations concernant cette ressource précieuse et indispensable à toute forme de vie. Savoir la préserver, la gérer avec sagesse et équité, éviter son gaspillage et sa pollution pourraient constituer des sujets d’étude pertinents. Expositions, conférences à la médiathèque ou dans des lieux à définir, thèmes évoqués ci-dessus suggérés à la réflexion de nos écolier(e)s, de nos collégien(ne)s et de nos lycéen(ne)s seraient des manifestations et des activités judicieuses et tout à fait appropriées.
   
Le traitement de l’eau demeure à LOCHES une régie publique, et nous y avons veillé lorsque la compétence « Eau potable » du SIVOM du Lochois a été transférée à la « Communauté de communes LOCHES Développement ». Ce n’est pas le cas partout. Il serait pourtant hautement souhaitable que la gestion de l’eau soit un service public nationalisé, et que son coût soit le même dans chaque commune : c’est une question de justice, d’égalité, de solidarité… aux antipodes évidemment d’une gestion libérale de cette ressource vitale. 
   
   
Pour les élu(e)s de la liste « Vivre LOCHES »,
Jean-Louis PIERRE, Conseiller Municipal.
   

samedi 2 mars 2013

61,67 % des commerçants du centre-ville sont contre la fermeture de l'école Alfred de Vigny, par la NR

02/03/2013 
   
   
Les commerçants opposés à la vente de l'école Vigny craignent que cela entraîne une « désaffection » pour le centre-ville où elle est implantée.
Les commerçants opposés à la vente de l'école Vigny craignent 
que cela entraîne une « désaffection » pour le centre-ville où elle est implantée. 
   
   
Après les parents, ce sont les commerçants du centre qui se déclarent majoritairement opposés à la vente de l’école. Ils craignent une perte de clientèle. 
   
Le collectif Sauvons Alfred-de-Vigny, formé par des représentants de parents d'élèves des écoles primaires de Loches, est allé à la rencontre des commerçants du centre avec une simple question : « Êtes-vous pour la vente de l'école Vigny, contre ou sans avis ? ». Soixante commerçants (hors agences bancaires, bureaux…) des rues de la République, Balzac, Picois, Descartes, Agnès-Sorel ou encore de la Grande Rue ont répondu, de manière anonyme. Et, selon les chiffres du collectif, les résultats sont sans appel : seuls 10 % des commerçants (6, donc) sont favorables à la vente de l'école. Ils sont 61,67 % contre (37) et 28,33 % sans avis (17). 
  
Voilà qui vient encore grossir l'escarcelle des opposants à la fermeture de l'école Vigny. En effet, ainsi que la NR le dévoilait début février, 77 % des parents d'élèves des quatre écoles de Loches s'y sont, pour leur part déclarés, opposés à la suite d'un questionnaire élaboré par leurs représentants (1).
   
Crainte d'une " désaffection " du centre
   
Qu'est-ce qui, cette fois, rebute les commerçants dans le projet de la municipalité ? « Ils nous ont dit redouter, si l'école devait fermer, une désaffection du centre-ville. Certains ont leurs enfants à l'école. Beaucoup ont indiqué que la qualité de vie dépendait de la présence de l'école en centre-ville », indiquent les membres du collectif. A contrario, ceux qui, parmi les 6 à être pour la vente de l'école, ont donné une raison ont notamment indiqué que l'hôtel prévu à sa place apporterait une nouvelle clientèle.
Enfin, la pétition lancée par le collectif a réuni 600 signatures « papier » (2). Ses représentants ont rencontré la sous-préfète de Loches le 18 février afin de lui faire part de leur action. Ils ont également demandé un rendez-vous auprès du directeur académique des services de l'Éducation nationale.
   
(1) Entre 35 à 40 % des familles y avaient répondu. (2) Elle est aussi sur Internet.
   
Pierre Calmeilles
   
   
02/03/2013 
   
L'option d'une ventilation des élèves de l'école Vigny, par niveaux, dans les écoles existantes réorganisées en trois pôles – le début de la maternelle à Mariaude, la fin de la maternelle et le début du primaire à Alban-Sarraute et les plus grands dans l'école Lamblardie – est désormais abandonnée. L'adjointe aux affaires scolaires, Évelyne Thibault, l'a annoncé le 15 février lors du conseil d'école de Vigny. Les orientations récemment données par le ministre de l'Éducation nationale, qui semblent rejeter le découpage par cycles tel qu'il est aujourd'hui conçu, enterrent cette piste de travail. C'est ainsi que le 1er adjoint Marc Angenault explique et confirme qu'« elle n'est clairement plus à l'ordre du jour ».
  
La municipalité avait mis l'hypothèse d'une « ventilation des élèves » sur le tapis en novembre. Un nouveau schéma qui en avait surpris plus d'un, tant, auparavant, le maire avait prôné la construction d'une nouvelle école sur le site de Lamblardie. « On est un peu interloqués : c'est le projet le plus coûteux qui fait son retour », commentent aujourd'hui les représentants du collectif. On en revient en effet au scénario initial. Outre la construction d'une nouvelle école, il prévoit une salle de sport « destinée à recevoir les élèves pendant les temps dégagés par la réforme des rythmes scolaires », complète Marc Angenault. Quoi qu'il en soit, le collectif maintient sa position : non à la fermeture de l'école Vigny.
   
à savoir
   
" Les enfants ne sont pas des pions "
   
> Qu'en pense l'union des commerçants ? L'Union commerciale de Loches (Ucial) n'a pas encore pris de position officielle quant au projet de la municipalité de reconversion de l'école Vigny en hôtel. Elle devrait néanmoins se prononcer sous peu. « Les avis sont partagés. Nous allons faire un petit sondage interne », complète la coprésidente de l'Ucial, Isabelle Drouet.
  
> « Tout à fait contre ». Isabelle Drouet, qui s'exprime « à titre personnel » est ferme : « Je suis tout à fait contre la fermeture de l'école Vigny et l'implantation d'un nouvel hôtel. Les hôtels actuels ont déjà suffisamment de mal à vivre. D'autant plus que ce projet bloque ceux des établissements existants qui voudraient se rénover. Les banques ne veulent justement pas s'engager à leurs côtés en raison de l'arrivée possible d'un nouvel hôtel. C'est très dommageable pour l'hôtellerie en place. En outre, on a déjà vécu la fermeture de l'école Vautrompeau. Les enfants ne sont pas des pions. Une école primaire à 300 élèves, ce n'est plus une école ! On ne touche pas à une école, surtout avec l'historique de Vigny ».