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samedi 12 janvier 2013

Revoir "Les campagnes de Marisol Touraine", de Sylvestre Chatenay


Bande-annonce du film de 52' réalisé par Sylvestre Chatenay, 
Coproduit par Adr production et France Télévisions (France 3 Centre)
  
  
L’histoire débute à la veille des primaires socialistes pour lesquelles Marisol Touraine, députée et présidente du Conseil Général d’Indre-et-Loire, soutient François Hollande. Alors inconnue du grand public, elle sera neuf mois plus tard, nommée Ministre des Affaires Sociales et de la santé par François Hollande, devenu Président de la République. Jouant la carte du politique au féminin, Marisol Touraine l’affirme : elle est femme et politique.
Elle nous entraîne à sa suite, ne cachant rien de sa manière de faire, se démarquant régulièrement des hommes qui jusque-là donnaient le ton dans l’exercice du pouvoir. Le message est clair, elle veut agir et user de la parole politique autrement ! Arrivée à la tête d’un grand ministère, Marisol Touraine ne renonce pas à chercher sa légitimé dans le suffrage universel. Alors, le jour de l’élection, quand sa vie politique ne tient plus qu’à un fil, elle nous montre que le courage peut se nourrir du doute.

Durant toute cette période de campagne, la caméra de Sylvestre Chatenay a suivi au plus près et sur tous les terrains de la politique, le travail au quotidien d’une députée, présidente d’un Conseil Général, en charge à la direction du Parti Socialiste des affaires sociales et membre de la garde rapprochée du candidat à l’élection présidentielle.
   
   
  

mardi 11 septembre 2012

"Beffara mise sur l'emploi" ... par la NR


Le député entend s’assurer de la concrétisation locale de la politique de l’emploi du gouvernement. Il sera aussi jugé là-dessus.
 
Le député entouré de ses assistantes parlementaires, devant sa nouvelle permanence, en haut à droite de la rue Haut-Picois. Un bâtiment moderne, basse consommation et très reconnaissable. 
Le député entouré de ses assistantes parlementaires, devant sa nouvelle permanence, en haut à droite de la rue Haut-Picois. Un bâtiment moderne, basse consommation et très reconnaissable. 

Inversion de polarité. Marisol Touraine avait sa permanence principale à Montbazon et une antenne à Loches. Son successeur/suppléant Jean-Marie Beffara permute, question d'ancrage. Le député vient d'ouvrir sa base arrière à Loches, dans le haut de la rue Haut-Picois (1). Un bureau y attend les réunions de travail de l'opposition municipale, signe que le député garde, sans surprise, un œil sur les affaires de Loches.
 
> Le cumul des mandats. Selon la formulation de la future loi sur le non-cumul des mandats, Jean-Marie Beffara peut éventuellement se trouver dans l'impossibilité de se présenter aux Municipales. « Ma position est simple : ce sera la loi, toute la loi, rien que la loi. »

> Municipales. « Que l'opposition se structure collectivement pour composer aujourd'hui une équipe qui gagnera demain. Avec ou sans moi. »

> Sort de l'école Vigny. « La commission qui étudie les projets se réunit le 21 septembre. Dans la foulée, se tient un conseil municipal. S'il s'avérait que le maire entend passer en force dans ce dossier dès ce jour-là, l'opposition organiserait un débat public avant. » Sur le fond, faut-il vendre ou ne pas vendre l'école ? « Dans l'état actuel des choses, je dis : " on ne vend pas ", faute d'un projet de regroupement des écoles avec toutes les garanties d'une amélioration pour les élèves. »

En cette rentrée parlementaire, Jean-Marie Beffara s'assigne une priorité : l'emploi. « Un député vote la loi mais doit aussi s'assurer de son application dans le territoire dont il est élu. » Aussi, pour les 150.000 emplois d'avenir promis par François Hollande et qui devraient entrer en vigueur à la fin du mois, Jean-Marie Beffara promet qu'il va « s'assurer que des emplois d'avenir seront créés » dans sa circonscription. Il va donc se rapprocher des élus locaux et des associations.
Même démarche quant aux contrats de génération (qui visent l'accès à l'emploi des jeunes et le maintien au travail des seniors) : « J'ai d'ores et déjà pris contact avec les entrepreneurs et les représentants syndicaux localement. Je vais entamer des visites d'entreprises afin de pouvoir, lorsque la loi sera votée, disposer de relais locaux pour que des contrats de génération soient signés ».

repères
 
> Permanence. « Je veux en faire non seulement un local pour travailler et recevoir la population, mais aussi un local de réflexion à l'échelle du territoire », indique le député.
> Ouverte tous les jours sauf le mardi (trois jours par semaine à Montbazon).
 
la phrase
 
« Le maire fait de la politique non pas sur de la confrontation de projets mais sur des idées vagues qu'il a eues le matin en se rasant »
Le député Jean-Marie Beffara pointe, selon lui, l'absence de projet précis du maire quant au projet de regrouper les écoles sur un seul site (lire ci-contre). Et étend cette critique « pour le tribunal ou la transformation de l'ancienne piscine en lieu associatif. Le maire se plaint que la Région ne l'aide pas financièrement pour monter ces projets. Mais je ne connais aucune collectivité prête à verser des centaines de milliers d'euros sans un projet clair et précis ! »
Jean-Jacques Descamps aura l'occasion de s'expliquer, puisque, dans notre édition de demain, il répondra à nos questions.
  
(1) Le local de la rue Quintefol va donc être fermé sous peu.
 
Pierre Calmeilles
 
 
  
> Rémunération et sa double casquette. Le député se veut « transparent. Mes indemnités sont écrêtées. En tout, je gagne 7.500 € nets par mois. J'ai arrêté ma profession lorsque je suis devenu vice-président du conseil régional. Aujourd'hui, je gagne presque moins qu'avant ». Il ajoute de lui-même l'indemnité de frais de mandat (1), censée « couvrir l'ensemble des frais afférents à l'exercice du mandat », soit 6.412 € bruts.

> Sa démission du conseil municipal. « Ce n'est que l'application de la loi. Je suis suppléant d'une ministre. Du jour au lendemain, je peux ne plus être député. Dans ce cas, si j'avais abandonné ma vice-présidence à la Région, je ne serais plus que conseiller municipal d'opposition : un poste totalement inaudible. »
 
(1) Non soumise à l'impôt sur le revenu.


Banque publique et Région
11/09/2012 05:22
 
Quant au projet gouvernemental de banque publique d'investissement, Jean-Marie Beffara compte sur son autre casquette de vice-président de la Région en charge des finances pour que des entreprises du Lochois puissent avoir un accès facilité au financement. Il faudra pour cela que le ministère de l'Économie fasse un peu de place aux Régions dans la gestion de cette banque. François Hollande doit notamment trancher sur ce point dès aujourd'hui. Jean-Marie Beffara croit savoir que l'« s'achemine vers une structure certes nationale, mais dont le pilotage, au niveau local, sera assuré par les Régions ».
 

lundi 3 septembre 2012

Fin juillet : Jean-Marie BEFFARA, Député de la 3e circonscription de l'Indre-et-Loire

L'opposition privée de chef
07/08/2012 05:38
    
Désormais député, Jean-Marie Beffara a tranché : il démissionne du conseil municipal. Mais le socialiste n’a pas renoncé à faire tomber la ville à gauche. 
   
Jean-Marie Beffara a opté pour le conseil régional. 
    
Trop de casquettes. Alors que François Hollande s'est engagé à légiférer contre le cumul des mandats, le chef de file de l'opposition lochoise Jean-Marie Beffara ne pouvait pas conserver tous les siens. Député tant que Marisol Touraine demeure ministre, il a décidé de rester vice-président du conseil régional en charge des finances et de quitter le conseil municipal de Loches. Il a envoyé hier sa démission par lettre recommandée au maire et au préfet.

Pourquoi avoir choisi de conserver votre vice-présidence à la Région plutôt que votre siège de responsable de l'opposition municipale, alors que vous avez été le premier candidat à vous déclarer en vue des municipales de 2014 ?

« J'ai le sentiment d'avoir engagé des dossiers importants au conseil régional en tant que vice-président en charge des finances. C'est une décision que j'ai prise de concert avec François Bonneau (président du conseil régional, NDLR). Mais cela ne remet aucunement en cause mon attachement à la ville de Loches. »

Quels critères ont joué dans votre choix ?

« J'ai le sentiment d'être plus utile au territoire lochois depuis le conseil régional. C'est en tant que conseiller régional que je siège à la Maison de l'emploi et à la Mission locale de la Touraine côté Sud ou encore au lycée. Si je n'étais plus conseiller régional, je ne serai plus dans ces différentes instances. Je peux davantage porter la parole de ma sensibilité en tant que conseiller régional qu'en tant que conseiller municipal. L'autre raison, mais ce n'est pas la principale, c'est que je ne suis pas député pour 5 ans, mais pour un mandat à durée déterminée (tant que Marisol Touraine reste au gouvernement, NDLR). »

Faut-il comprendre, au travers de la dernière raison que vous avancez, que la question financière est entrée en ligne de compte ?

« Pas du tout. Les indemnités des élus sont écrêtées. Je n'ai donc aucun intérêt à les cumuler. Non, il s'agit de capacité d'action. Si demain je n'étais plus que conseiller municipal de Loches, cela me donnerait moins de surface pour agir pour mon territoire. »

Renoncez-vous donc à prendre la mairie de Loches ?

« Aucunement. 2014 (date des prochaines municipales, NDLR), c'est dans deux ans. D'ici là, la loi sur le cumul des mandats sera passée. On verra ce qu'elle autorise ou pas. Que je sois candidat ou pas, j'entends bien œuvrer pour que la ville de Loches passe à gauche et devienne socialiste. »

Quitter les bancs de l'opposition municipale au conseil n'a pas dû être une décision facile à prendre…

« Cela n'a pas été simple, en effet. Mais je l'ai prise en concertation avec les élus auprès desquels je travaille aussi bien à Orléans (au conseil régional, NDLR) qu'à Loches. J'ai demandé leur avis aux conseillers municipaux de gauche : ils étaient d'accord avec le choix du siège de conseiller régional. »

Qui va être désormais le porte-parole de la gauche au sein du conseil municipal ?

« Tous mes colistiers sont déterminés à porter une parole forte. Nous n'avons pas vraiment défini de porte-parole. »

André Sehmer, peut-être ? Ou bien Denis Maljean ?

« André Sehmer a l'expérience et la sagesse. Denis Maljean est jeune et talentueux. La gauche fera entendre l'ensemble de ses voix. »

Propos recueillis par Pierre Calmeilles
   
   
  
   
   
Le Lochois Jean-Marie Beffara, suppléant de Marisol Touraine, ministre de la Santé, a fait sa rentrée parlementaire. Il livre ses premières impressions. 
   
Jean-Marie Beffara dans la salle des quatre colonnes à l'Assemblée nationale. Le Lochois travaille au sein de la commission des finances.
Jean-Marie Beffara dans la salle des quatre colonnes à l'Assemblée nationale. Le Lochois travaille au sein de la commission des finances. 
   
Ce mardi 24 juillet restera gravé à tout jamais dans la mémoire de Jean-Marie Beffara. L'élu lochois, suppléant de Marisol Touraine (ministre des Affaires sociales et de la Santé), a fait ce jour-là son entrée à l'Assemblée nationale. Avec – il s'y attendait – beaucoup d'émotions. La matinée a été studieuse, dès 10 h, avec une réunion de groupe des élus socialistes, suivie d'une réunion en commission des finances où siège le Tourangeau.
 
12 m2 pour travailler 
  
Le moment fort de la journée a été évidemment l'entrée dans l'Hémicycle l'après-midi. Jean-Marie Beffara a rejoint sa place, n°644, « en haut à gauche de l'hémicycle » pour la séance des questions au Parlement. « C'est très émouvant. C'est un lieu où se sont écrites les grandes pages de la République. Je ne me sens pas comme un héritier, mais comme un poursuivant. Ce n'est pas une aventure personnelle, je me sens porté par tous ceux qui m'accompagnent dans mon parcours politique », dit-il.
Autres impressions, l'ambiance : « C'est un endroit beaucoup moins feutré que les images ne laissent paraître. Il y a beaucoup d'expression de visages, une vivacité des échanges, qui sont aussi le propre de notre démocratie. » Il y croise des députés plus médiatiques que d'autres, comme Valérie Pécresse ou Henri Emmanuelli qui font partie de la commission des finances. « Les suppléants sont les derniers arrivés, ils sont placés en haut, loin du champ des caméras », dit-il amusé.

Jean-Marie Beffara s'est vu attribuer un bureau de 12 m2 à partager avec un assistant parlementaire. Un bureau situé au 3e étage qu'il devra aménager. « J'ai la chance d'avoir mon bureau dans le Palais Bourbon, mais il faut que je trouve une solution pour installer un coin couchage », dit-il en prévision des longs débats parlementaires. Il lui reste prendre ses repères. « L'Assemblée nationale est un village où l'on a tendance à se perdre, c'est grand avec beaucoup d'espaces petits. » L'élu travaille au sein de la commission des finances jusqu'au 1er août, avant les vacances parlementaires. Et à la rentrée ? « Quelques mouvements sont encore possibles. »

Dans la circonscription du Lochois, il maintient la permanence de Marisol Touraine à Montbazon. Il s'est mis en quête d'une permanence plus grande à Loches pour en faire son bureau principal. Désormais, il partage sa semaine entre Paris les mardis et mercredis, et les autres jours dans le Lochois.
 
Xavier Roche-Bayard
   

dimanche 1 juillet 2012

Vendredi soir, à Truyes...

Soirée festive.
  
   
Marisol Touraine était au château de Bel-Air, à Truyes, vendredi 29 juin, pour fêter avec les députés Jean-Patrick Gille et Laurent Baumel, les victoires du 6 mai et du 17 juin.

Plusieurs centaines de militants et sympathisants étaient présents pour ce moment festif. 
 

jeudi 28 juin 2012

Rendez-vous demain à Truyes



  

Présidence du Conseil général de l'Indre-et-Loire


Chères et chers Camarades,

Le bureau fédéral ayant voté le jeudi 21 juin 2012 le calendrier qui permettra de désigner le candidat des socialistes à la succession de Marisol TOURAINE à la présidence du Conseil général.
 
Il se déroulera ainsi :
  • du vendredi 29 juin à l'issue de la session du Conseil général au lundi 2 juillet à 10h00 : dépôt des candidatures et professions de foi à la fédération. (diffusion des professions de foi auprès des militants)
  • AG fédérale de présentation des candidats à 20h00, salle de la Médaille à St Pierre des Corps.
  • jeudi 5 juillet de 17h00 à 22h00 : vote en section (5 rue Quintefol à Loches)
  • vendredi 6 juillet de 17h00 à 22h00 : vote en section si second tour.

Amitiés socialistes,
Christiane Bonvalet,
Secrétaire de section.

 
Professions de foi des candidats
   

Bilan des élections législatives à Loches, par la presse locale

La ville en rose : durable ?
19/06/2012 05:35

Loches a voté à 56,19 % pour Marisol Touraine. Jamais dans l’histoire récente, un candidat PS à la députation n’a obtenu autant. Mais la prudence est de mise. 
 
Dimanche, J.-M. Beffara vote sous les yeux de J.-J. Descamps.

   
Au bout d'un quart d'heure de dépouillement, à l'hôtel de Ville, la tendance était connue. Confirmée d'ailleurs par les premiers résultats en provenance de certaines communes environnantes qui n'avaient jusqu'ici jamais cédé à la gauche et qui, cette fois, plébiscitaient Marisol Touraine. Les Lochois ont donc nettement donné l'avantage à la députée PS sortante. Un seul bureau (Lamblardie) lui a préféré l'UMP Jacques Barbier, pour huit petites voix. La vague est donc nette dans tous les quartiers.

Avec une autre focale, cela se vérifie encore. Ainsi, par rapport aux précédentes législatives (2007), la députée sortante progresse aussi bien en voix qu'en pourcentage. D'autre part, Marisol Touraine se félicitait dimanche soir (NR d'hier) d'avoir fait plus que François Hollande dans la circonscription. A Loches, c'est vrai en pourcentage (54,71 % contre 50,03 %), mais cela mérite d'être nuancé. En raison notamment de la plus faible participation, la ministre des affaires sociales n'a recueilli « que » 1.567 voix, soit 225 de moins que le nouveau président de la République (1).

Et les municipales ?

Bien sûr, l'enjeu, ce sont notamment les prochaines municipales. Marisol Touraine engrange 214 voix de plus sur la ville que Jean-Marie Beffara face à Jean-Jacques Descamps en 2008. Il est impossible de ne pas y voir, au moins pour une part, l'effet « ministre ». C'est évidemment ce que Jean-Jacques Descamps a immédiatement mis en avant, dimanche soir : « L'élection s'est faite sur le nom de Marisol Touraine, ministre et présidente du conseil général. Il ne faut pas en tirer de conclusions particulières pour les municipales. D'autant que c'est dans la foulée de la présidentielle ».
Jean-Marie Beffara, candidat déclaré aux municipales préfère y voir le « résultat du travail engagé » notamment « par les élus PS de Loches ». Reste une question : le fait de siéger comme député donnera-t-il au chef de l'opposition municipale un avantage dans la course au fauteuil de maire ?

(1) A noter que la comparaison est encore plus cruelle pour son adversaire UMP Jacques Barbier qui réunit à Loches 568 suffrages de moins que Nicolas Sarkozy…

repères

> Le " cas " Descartes. Dans la ville dont il est maire, Jacques Barbier accuse un retard de 348 voix sur Marisol Touraine. Une déculottée à domicile ? Jacques Barbier tient à nuancer : « Il n'y a que quelques voix d'écart dans le bureau du centre-ville. C'est dans le quartier Balesmes, plus ouvrier, où je perds des voix ».
Pierre Calmeilles
 

Qui sont les deux nouveaux députés ?
19/06/2012 05:40

Avec Laurent Baumel, sur la 4 e circonscription, et Jean-Marie Beffara suppléant de Marisol Touraine, sur la 3 e , l’Indre-et-Loire place deux nouveaux députés dans l’hémicycle. Portraits.
 

Jean-Marie Beffara rassuré dimanche soir.

 
Laurent Baumel : " J'ai franchi un cap "

A bientôt 47 ans, Laurent Baumel possède une longue carrière en politique. Ingénieur centralien formé à Lyon, diplômé de Sciences Po ; le désormais député maire de Ballan-Miré adhère au PS en 1987 et accède l'année suivante à la présidence du syndicat étudiant Unef-Id. Son arrivée aujourd'hui à l'Assemblée nationale n'en fait pas de lui un novice. Laurent Baumel fut en effet attaché parlementaire du député de Côte-d'or, Roland Carraz (1992-1993). Il fut aussi le conseiller technique de Pierre Moscovici, alors ministre des Affaires européennes. Et confie qu'il est celui dont il se sent aujourd'hui le plus proche au Parti socialiste, avec Marisol Touraine, depuis l'affaire DSK.
Sa carrière se joue ensuite sur plusieurs tableaux : professionnellement d'abord, comme économiste à la Banque de France et directeur adjoint à la direction de la balance des paiements. Politiquement ensuite avec son élection à la mairie de Ballan-Miré en 2008. Cette même année, il devient secrétaire national adjoint au parti socialiste, chargé des affaires internationales et européennes.
C'est alors qu'il entreprend le rattachement de sa commune à la communauté d'agglomération Tour(s) plus, point essentiel de son programme qui l'a fait élire d'une cinquantaine de voix d'avance sur le maire sortant, Jacques Rabier. Et qui entraîne avec lui les autres communes de la Confluence.
De la froideur ou de la pudeur caractériserait-il le personnage ? L'intéressé préfère le second trait. Laurent Baumel, qui se définit lui-même comme un « intellectuel », pense en tout cas avoir gagné en proximité avec les gens après cette longue campagne législative. Un déclic : « J'ai franchi un cap dans ce rapport direct, intense, avec les gens, à l'échelle d'un territoire très large… ». Maintenant, à lui Paris.

Jean-Marie Beffara : " Une belle rencontre "

Jean-Marie Beffara ne veut pas brûler les étapes : « Tant que la reconduction de Marisol Touraine au gouvernement n'est pas faite… », coupait-il hier matin. Une reconduction, attendue pour jeudi, qui paraît écrite. Le chef de l'opposition municipale à Loches fera donc sans nul doute son entrée à l'Assemblée nationale, d'ici un mois, comme représentant de la troisième circonscription
Ce socialiste de 49 ans, père de quatre enfants, candidat malheureux contre le maire UMP de Loches Jean-Jacques Descamps depuis 2001, est né à Châteauroux. Longtemps adhérent de la CFDT, travailleur social, ce dernier a dirigé des organismes comme des FJT. Puis a créé BGE Touraine, une structure qui, depuis 20 ans en Indre-et-Loire, « accompagne les personnes en situation difficile qui s'engagent dans la création d'entreprise ».
Arrivé à Loches (il vit à Reignac-sur-Indre) en 1988, il prend dans la foulée sa carte au PS. Dans le droit fil de son univers professionnel et syndical. « J'ai fait une belle rencontre politique avec Marisol Touraine en 1997. » Il sera son attaché parlementaire. Quatre ans plus tard, il se présente pour la première fois à la mairie de Loches. « J'avais la volonté de faire un travail d'implantation de long terme à Loches. » Peu à peu, il a grimpé les échelons politiques. Élu conseiller régional en 2004, il est devenu vice-président de la Région en charge des finances en octobre dernier. Un mandat qu'il devra sans doute céder, la nouvelle majorité socialiste ayant promis une loi sur le cumul des mandats. En revanche, il s'est déclaré à nouveau candidat aux municipales à Loches dès février dernier…
Bruno Pille et Pierre Calmeilles
   
 
Marisol Touraine : carton plein dans le Sud

Marisol Touraine : carton plein dans le Sud

Sans grande surprise et avec plus de 60 % des suffrages, la députée sortante et ministre Marisol Touraine garde la troisième circonscription. La gauche fait le grand chelem sur l'Hexagone.

Après la quasi totalité des grandes villes de l’Hexagone, le Sénat, toutes les régions (à l’exception de l’Alsace) de la métropole, les départements et l’Élysée, voilà que le Parti socialiste et la gauche dans son ensemble obtiennent la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Du jamais vu sous la Ve République ! Tous les leviers de commande de l’État sont désormais contrôlés – et pour cinq ans – par un François Hollande tout-puissant, pour ne pas dire hégémonique.

Le Président de la République a plus que jamais les coudées franches, par cette légitimité renforcée. Il peut sans ambages conduire ses réformes, voire s’imposer face à ses homologues étrangers bien souvent contraints, eux, de composer avec leurs adversaires politiques.

3 sur 5

L’Indre-et-Loire, comme le reste du pays, ne s’est pas précipitée aux urnes dimanche. Loin s’en faut ! Le second tour des législatives n’a pas fait recette, et au soir du dépouillement, la seule vraie surprise est venue de la 4e circonscription où l’ancien ministre Hervé Novelli (UMP) – le père des auto-entrepreneurs – a été mis à la retraite forcée par le néo-Tourangeau Laurent Baumel.

Pour le reste, tous les candidats sortants ont été réélus. Parfois d’extrême justesse comme Claude Greff (UMP) dans la 2e circonscription. Au final, le PS inverse les forces en présence sur le département, avec désormais trois députés sur cinq.

De tous les candidats élus ou réélus, Marisol Touraine (3e circonscription) l’a été le plus largement et le plus facilement, avec plus de 60 % des suffrages. « Je suis très heureuse de ce très beau score obtenu », souligne-t-elle. Voulant voir en lui une marque de confiance à son égard « et en la gauche » de la part des électeurs, la députée constate, toutefois, que ses adversaires ont été « peu sur le débat d’idées, et c’est un enseignement : on a toujours intérêt à défendre des projets ».

Ayrault 2

Selon toute vraisemblance, le remaniement ministériel, qui pourrait intervenir jeudi ou vendredi, devrait confirmer Marisol Touraine dans son ministère des Affaires sociales et de la Santé. « Un autre temps qui s’engage : cela fait un an que je suis en campagne (depuis la primaire socialiste) de front avec mes responsabilités au Conseil général et à l’Assemblée nationale. C’est donc la fin d’une année intense, mais aussi une étape nouvelle qui commence, que j’aborde avec énergie et pugnacité. » Il en faudra assurément, car au-delà de son travail ministériel, Marisol Touraine devra aussi assurer sa succession à la tête du Département. On le sait, les prétendants à la présidence du Conseil général ne manquent pas. Et certains n’ont, semble-t-il, pas le profil requis… par la future ex-présidente. « Je ne laisserai pas le désordre se réinstaller », prévient-t-elle. D’ici un bon mois, tout devrait être réglé. Un mois, c’est ce qu’il faut également à Jean-Marie Beffara pour confirmer son départ du Conseil régional. Vice-président en charge des finances, il est également le suppléant de Marisol Touraine sur la 3e circonscription. Du coup, le Lochois doit faire un choix : la Région ou le palais Bourbon. Assurément, il choisira la députation… Le temps que Marisol Touraine garde son ministère et/ou qu’arrivent les élections municipales (2014). Un mandat de député – même acquis par défaut –, c’est toujours bon à prendre quand on brigue une mairie. Fut-elle de Loches.
  

mercredi 13 juin 2012

Marisol TOURAINE en réunion publique, demain à Loches

  
Réunion publique à Loches
   
jeudi 14 juin, à 18h30,
au Moulin des Cordeliers.
  
   
   

Marisol Touraine, invitée de France Inter

   
Mercredi 12 juin, Marisol TOURAINE était l’invitée du 7/9 de France Inter. Patrick COHEN l’a d’abord interrogée sur les enjeux de l’entre deux tours des élections législatives. Selon la ministre des Affaires sociales et de la Santé, le vrai sujet de l’entre deux tours est avant tout "l’effritement de la droite républicaine face aux appels du pied de l’extrême droite".
   
Par ailleurs, concernant les décisions qui seront prises lors du Conseil des ministres, Marisol TOURAINE a rappelé le sens du décret visant à encadrer les rémunérations des dirigeants des entreprises publiques. En deuxième partie d’émission, la ministre des Affaires sociales et de la Santé a répondu aux questions des auditeurs et des journalistes relatives aux enjeux de santé, à la réforme des retraites et au financement de la sécurité sociale.
   
  

vendredi 8 juin 2012

Rendez-vous dimanche, à partir de 20 H

De vendredi à dimanche soir, les contenus et commentaires de notre blog seront suspendus, ainsi que le publication de notre page facebook. 
   
Dimanche, à partir de 20H, nous essaierons de vous communiquer les résultats du scrutin à Loches... 
   

mercredi 23 mai 2012