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jeudi 4 novembre 2010

Retraites : mobilisation samedi 6 novembre, 15H00 à Tours, place de la Liberté

  
  
Chère camarade, cher camarade,
  
Parce qu'il est essentiel de rester mobilisé sur la question de la réforme des retraites et de porter nos propositions, nous appelons les militants de la Fédération à participer à la journée nationale de mobilisation. Cette manifestation interprofessionnelle partira le samedi 06 novembre 2010 à 15h de la Place de La Liberté à Tours. Nous te donnons donc rendez-vous au départ du cortège à l'angle de la rue du Hallebardier (1ère rue à droite, après la Place de La Liberté, en direction de la Place Jean Jaurès) et de l'Avenue Grammont. Du matériel PS sera disponible et à prendre au point de rendez-vous (badges, autocollants, drapeaux...), un camion avec une sono aux couleurs PS/MJS sera sur place pour accompagner les militants lors de la mobilisation.
  
Je t'invite à participer à cette manifestation et à mobiliser autour de toi pour ce rendez-vous important.
   
Comptant sur ta présence,
Amitiés socialistes,
Vincent Morette
Secrétaire fédéral à l’organisation et à la mobilisation sociale
   
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Fédération d’Indre-et-Loire du Parti Socialiste
50 rue de la Fuye - 37 000 Tours
  

vendredi 22 octobre 2010

Débat d'actualité au Conseil régional du Centre

     
Intervention de Jean-Marie BEFFARA, lors du débat d'actualité au Conseil régional du centre, le 21 octobre 2010 
  
Monsieur le Président, 
Mes chers collègues, 
   
Après un drôle d'été où le gouvernement, pour faire oublier les affaires et la contestation de la réforme des retraites, a utilisé les questions de sécurité, parfois de manière nauséabonde, pour faire diversion, la rentrée s'est déroulée dans un climat de grandes incertitudes. 
Dans les lycées, et c'est sur ce sujet que je souhaite centrer mon propos, les inquiétudes étaient nombreuses.
Faut-il rappeler, le cafouillage (et le mot est faible) autour des manuels scolaires. Ce qui nous a permis d'apprendre que pour le ministre de l'éducation les familles pouvaient sans la moindre difficulté payer 100 à 150 euros pour permettre à chaque jeune d'acheter ces manuels qui souvent d'ailleurs du fait de l'imprévoyance de l'Etat n'étaient même pas disponibles. Le conseil régional, attaché au principe, de l'égalité des chances et à la gratuité des manuels scolaires pour les lycéens (effective en Région centre depuis 1998) s'est très vite engagé pour maintenir ce principe et ainsi rassurer les familles. Mais, là encore, nous avons eu à faire face à une charge nouvelle créée par une décision unilatérale de l'Etat.
Rentrée placée sous le signe de l'inquiétude encore du fait d'une réforme des classes de secondes, dont les programmes ont été rédigés dans l'urgence, et les contenus mal maîtrisés par les équipes enseignantes et dont les contours restent pour le moins obscures pour les élèves et leurs parents.
Inquiétudes encore générées par la réforme de la formation des enseignants avec l'arrivée devant les élèves de nouveaux professeurs privés de toute vraie formation, dont beaucoup cherchent aujourd'hui encore leur tuteur.
Inquiétudes enfin lorsque la réduction drastique du nombre d'enseignants 16000 en 2010 soit un peu plus de 200 dans les lycées de la Région Centre ont conduit de nombreux chefs d'établissement à douter jusqu'au dernier moment de disposer des moyens nécessaires pour enseigner toutes le matières et parfois à supprimer des options.
  
C'est donc dans ce climat, extrêmement difficile que s'est déroulée la rentrée scolaire des jeunes lycéens en région centre comme dans tous les établissements de France.
  
Si l'on ajoute à cette situation, les inquiétudes générées par la crise économique, qui depuis deux ans frappe plus durement encore les jeunes que les adultes, comment s'étonner aujourd'hui de l'engagement des jeunes et notamment des lycéens dans la contestation de la réforme des retraites.
  
Car en effet, notre pays et ce gouvernement en particulier s'occupent mal de sa jeunesse. Et la crise a accentué ses difficultés :
  
En deux ans, le taux de chômage des jeunes a atteint des chiffres jamais atteints. Avec prés de 24% des jeunes en situation de demandeurs d'emploi, le nombre de jeunes demandeurs d'emploi a augmenté de prés de 30% en deux ans et le nombre de ceux qui cherchent un travail depuis plus d'un an a augmenté lui de 72%.
Alors qu'il baissait régulièrement jusqu'en 2002, le taux de pauvreté en France augmente de nouveau, pour frapper là encore plus fortement les jeunes que les autres catégories de population. En effet, 9,5% des moins de 18 ans et 11,5% des 18 29 ans vivent en dessous du seuil de pauvreté, contre seulement 5 à 6% des Français de 30 à 59 ans.
Et l'on pourrait ajouter à cette liste, les difficultés d'accéder à un logement, à la santé, ou encore au crédit bancaire.
  
Comment s'étonner en effet que ces jeunes s'associent à la contestation d'un projet de loi sur les retraites qui n'apporte aucune réponse à aucune des questions qui pèsent sur leur avenir.
  
Car la proposition du gouvernement reste silencieuse sur des des solutions pour garantir aux jeunes la capacité de bénéficier un jour d'une retraite par répartition.
Aucune disposition ne traite de l'entrée des jeunes sur le marché du travail, aucune proposition n'est faite, notamment pour revenir sur l'encouragement du cumul emploi retraite ou sur l'exonération des heures supplémentaires qui prive chaque année les jeunes de 90 000 emplois nouveaux et coûte à l'Etat 3 à 4 Milliards d'euros. Rien n’est dit non plus pour permettre aux étudiants qui entrent plus tard sur le marché du travail pour valider leurs années d'études dans leurs cotisations retraite. Rien n’est dit encore sur la formation tout au long de la vie et sur la sécurisation des parcours, rien n’est dit enfin pour les jeunes entrant très tôt dans la vie active, notamment par la voie de l'apprentissage et qui à 62 ans auront, pour certains, 44-45-46 ans de cotisations.
Comment avec tout cela s'étonner de la mobilisation des lycéens, comment avec tout cela prétendre qu'ils sont manipulés, ou que la question des retraites ne les concerne pas, ou seulement dans cinquante ans. Prétendre cela, c'est être sourd et aveugle au mal-être vécu par la jeunesse de ce pays, qui refuse d'être seulement responsable pénalement dés 14 ans et considérée comme irresponsable quand il s'agit de construire l'avenir.
Alors Mesdames et Messieurs les élus du groupe UMP, je vous le demande presque solennellement, usez de votre influence, et je sais que certains d'entre vous en ont (pour quelques temps encore sans doute) pour expliquer à votre état major, qu'en remettant à plat, cette réforme des retraites injuste, inefficace et qui ne règle pas la question dans la durée, le gouvernement ne se reniera pas mais profitera d'une formidable occasion de redéfinir le pacte qui fonde les relations entre les générations dans notre pays et de redonner à la jeunesse toute la place qu'elle attend, sans rien voir venir, depuis des années.
  
Alors, comme je doute que mon appel soit entendu ce matin, ou du moins, s'il l’était, qu'il soit de nature à infléchir la politique de ce gouvernement, je souhaite réaffirmer, avec l'ensemble des élus du groupe PS PRG notre volonté de poursuivre et d'amplifier nos actions en direction des jeunes, lycéens, apprentis, étudiants, demandeurs d'emploi,salariés, pour qu'en Région Centre les jeunes ne soient pas un problème mais la solution pour construire avec l'avenir de notre territoire. 
   

Retraites : des manifestants s'invitent au Conseil régional

Des manifestants s'invitent au conseil régional
22/10/2010 05:43
   
Le hall de l'hôtel de Région à Orléans a été investi hier matin par près de 200 lycéens et étudiants qui ont profité de la présence des élus réunis en séance. 
  
 
L'entrevue avec les manifestants et des élus a permis à l'assemblée régionale de poursuivre ses travaux en toute tranquillité. - Photo NR
    
La session plénière du conseil régional, hier à Orléans, aurait pu être sérieusement perturbée par une manifestation de lycéens et étudiants, mais une entrevue avec les manifestants et des élus a permis à l'assemblée régionale de poursuivre ses travaux en toute tranquillité.
On a frôlé, néanmoins, l'incident lorsque, une fois dans le hall de l'hôtel de Région, quelques jeunes ont fait mine de vouloir grimper dans les étages, retenus de justesse par les agents de la sécurité et quelques élus (PS, PCF et verts).
   
Une heure d'entretien
« C'est à l'UMP qu'on en veut, aux élus qui représentent ce gouvernement qui veut nous imposer cette mauvaise réforme ! » affirmait un étudiant. Tandis qu'un autre ajoutait : « Qu'ils descendent à notre rencontre, qu'ils aient ce courage ! » Le problème c'est que les élus UMP, pas informés de cette demande, étaient dans l'hémicycle, comme si de rien n'était. Finalement, une délégation de manifestants a été reçue par les présidents des groupes politiques (sauf le FN) de l'assemblée régionale, Charles-Eric Lemaignen (Loiret) remplaçant son président Hervé Novelli, absent.
D'emblée, le représentant de Sud étudiants a indiqué : « Le seul préalable à une discussion, c'est le retrait pur et simple de la réforme des retraites, si non le mouvement va se durcir. » Très vite, les manifestants ont expliqué que « c'est le refus du gouvernement d'entendre la rue qui provoque les violences » et que « la réforme, si elle passe, provoquera des émeutes, voire une guerre civile ». Rien que cela.
L'élu UMP a tenté d'expliquer que le texte « est étudié par les représentants élus par les Français et que, en démocratie, ce n'est pas la rue qui décide », mais les jeunes n'étaient pas venus entendre cela. L'un d'eux a aussi précisé : « On n'est pas dans la rue seulement contre la réforme mais contre la politique de Sarkozy. » 
   
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Source : Nouvelle République  
  

mercredi 20 octobre 2010

Retraites : 23 000 manifestants hier à Tours

A Tours, une manifestation sous haute tension
20/10/2010 05:46
  
Il y avait de la nervosité dans l'air et une ambiance lourde hier à Tours où des milliers de manifestants ont défilé contre la réforme des retraites.
  
La manifestation d'hier a été la plus tendue de toutes (dix depuis le printemps). - (Photo NR, Jean-François Bignon) - Photo NR
  
   
Cette sixième manifestation depuis la rentrée de septembre, débute tambours battants, place de la Liberté. Beaucoup de bruits, de slogans, de tracts, de banderoles, de visages tendus, de commentaires acerbes, quelques fumigènes. Plus que d'habitude. Il y a un risque de débordements. Chacun en est conscient. La police est sur les dents. Des rues sont condamnées, des commerces fermés, échaudés par les derniers rassemblements. Beaucoup de lycéens et étudiants (1.500 à 2.000) sont dans le cortège mais aussi sur les trottoirs, ce qui perturbe les forces de l'ordre et les syndicats qui redoublent de vigilance.
Place Jean-Jaurès, il y a de la tension dans l'air. Puis, l'immense foule s'engouffre rue Nationale. Beaucoup de drapeaux syndicaux et politiques flottent au-dessus des têtes. L'extrême-gauche est très présente. La première moitié du cortège est dense et agité, avec la présence massive et compacte des jeunes. La seconde moitié est plus « classique », avec les salariés des entreprises du privé (loin d'être les plus nombreux), du public, les enseignants, les partis politiques.
Parmi les slogans : « Les jeunes au turbin, les vieux au jardin ! » ; « Une retraite de député pour tous ! » ; « Les peuples n'ont pas à payer la crise du capitalisme » ; « Berceau, boulot, caveau, on n'en veut plus de cette vie-là. » Palme de l'originalité au quartier Paul-Bert de Tours, qui défile sous sa propre banderole. Une femme, qui vient du Mans, constate : « C'est calme, à Tours ! » Pas tant que cela. A son retour place « Jean-Jo », la tête du cortège s'échauffe, organise un sit-in sous les balcons de l'hôtel de ville. La police contrôle l'identité de quelques lycéens (dont deux ayant le visage dissimulé), ce qui déplaît. Et des petites affiches pro-réforme des retraites scotchées sur des fenêtres irritent les plus nerveux. Des jets d'oeufs, de peinture et un mini-mouvement de foule suivent. Sans plus.
Voir la vidéo sur : www.lanouvelle republique.fr

billet
Le plein ici le vide là
Les syndicats pouvaient se réjouir et parler de succès, hier, sans, toutefois, tomber dans l'euphorie. Ils ont fait le plein. La manifestation de Tours a rassemblé beaucoup de monde encore. Et malgré la pression, il n'y a pas eu de casse. Aux pompes à essence, en revanche, c'était le grand vide, et cela reste la grande préoccupation des automobilistes aujourd'hui. Comment se ravitailler en gasoil ? Les quelques stations approvisionnées hier ont été prises d'assaut. Vivement les vacances, se disent beaucoup.

à la loupe 
Rester crédible sur les chiffres  
La NR a voulu comptabiliser les manifestants hier à Tours, histoire de s'approcher de la réalité. Impossible car la première partie du cortège était très dense et mouvante avec la présence des lycéens et étudiants. Toutefois, en fonction des repères habituels, une première conclusion s'imposait : le record n'était pas battu. C'est celle du 7 septembre qui a mobilisé le plus : 13.000 personnes, selon la police.
La police, on l'a vue à l'oeuvre à nouveau hier. Les « RG » travaillent sérieusement, à trois, avec leur petit compteur en main : « Tous les 50 manifestants, un clic. J'arrive au final à 199 clics », expliquait l'un d'eux. Un autre confiait : « On a aussi beaucoup de syndiqués dans nos rangs. On n'a aucun intérêt, croyez-le, à dégonfler les chiffres ! » Dans ces circonstances, croire la police n'est pas honteux !
Les syndicats, eux, procèdent par estimations : « On considère qu'il y a 8.000 personnes rue Nationale quand elle est pleine. » Jusqu'à la place de la Liberté, ils doublent. C'est de bonne guerre d'arrondir les angles. Un responsable syndical admet que « cette querelle de chiffres est dérisoire ». On ne peut qu'être de son avis : une manifestation à 10.000 personnes, de toute façon, c'est un gros succès populaire ! Pas utile d'en rajouter, car tout le monde y perd en crédibilité dans l'affaire.

à chaud
Michel, retraité d'Amboise
« Le financement des retraites n'est pas si cataclysmique qu'on le dit. Mais j'imagine pourquoi le gouvernement ne discute pas. Et je regrette qu'aucune caisse de solidarité n'ait été créée par les grévistes. J'ai commencé à travailler à 14 ans et pris ma retraite à 56 ans. C'est une chance que les autres n'auront pas : évoluant dans les services en informatique, je ne supportais plus la pression. »
Anaïs, lycéenne
à Chinon
« Lundi, ça a un peu dégénéré avec les forces de l'ordre. On a été choqué, on a vu combien le système va mal. Mais si on est venu à Tours, c'est surtout pour les retraites. On est en terminale, on s'inquiète pour nos études, mais quelques semaines ne vont pas nous faire rater notre bac.
On tiendra le mouvement tant que le gouvernement ne cédera pas. Même s'il faut revenir après les vacances... »
Yann, professeur
en collège
« J'ai fait une manif sur deux. Le mouvement s'élargit, mais je suis pour les actions ponctuelles. Prof d'éducation civique à Saint-Pierre, je pense que les lycéens vont y apprendre le civisme. Ces actions sont un rite de passage dont on retire forcément quelque chose. Les collégiens de Jacques-Decour ont essayé de se mobiliser lundi. C'était plus une plaisanterie. L'argumentaire n'était pas construit. »
  
O.P. 
   
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Source : Nouvelle République  
  

lundi 18 octobre 2010

Retraites : manifestation mardi 19 octobre, 10H00 à Tours, place de la Liberté

  

Mobilisation pour les retraites : 300 manifestants, samedi à Loches

Loches
Mobilisés contre le gouvernement
18/10/2010 05:38
  
Près de 300 personnes ont défilé samedi matin dans les rues de Loches. Du jamais vu depuis près de dix ans ! 
   

 Les syndicats étaient aussi présents. - Photo NR
  
Une fois n'est pas coutume et c'est à Loches que ça se passe. Manifestants et forces de l'ordre sont tombés d'accord sur le nombre de personnes qui ont défilé samedi contre le projet de réforme des retraites du gouvernement Sarkozy : environ deux cent soixante-dix personnes étaient présentes.
Les slogans étaient nombreux comme « la retraite on l'a gagnée. Elle est à nous, on ne va pas nous l'enlever ». Gagnée aussi pour le collectif contre la réforme gouvernementale dont l'un des animateurs est Jean-Claude Pillu. « Chacun a compris que le projet de réforme des retraites gouvernemental est '' travailler plus pour gagner moins ''. La colère est à son comble ».
Et d'indiquer que « le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans est le plus élevé. Donc prolonger le départ en retraite aggravera la vie des jeunes ». Le collectif a aussi insisté sur la nécessité de créer des emplois. À ses yeux, un million d'emplois supplémentaires, « c'est cinq milliards de cotisations supplémentaires ».
La manifestation a débuté place de Verdun pour emprunter l'avenue Alfred-de-Vigny, remonter la Grande-Rue et se terminer devant l'hôtel de ville. Tout s'est passé dans un bon esprit et il n'y a eu aucun incident, comme l'a souligné la gendarmerie qui était présente sur les lieux.
Reste que les manifestants, à l'image de Brigitte, salariée dans le privé, ne désarment pas. « Il faut absolument qu'on reste mobilisés pour que cette loi ne passe pas. C'est vrai qu'il faut une réforme mais la solution de Sarko ne vaut rien ».
  
William Richard
nr.loches@nrco.fr
  
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Source : Nouvelle République  
   

mercredi 13 octobre 2010

Une mobilisation pour les retraites massive et aux multiples facettes

A Tours : 25 000 manifestants
   

   
Retraites : acte 4 ! (Tours)
par tvtours. 
   
   
A l'Assemblée nationale 
   
   
   
Et même à Loches 
  
À 17 ans, ils se mobilisent pour une '' meilleure retraite ''
13/10/2010 05:38 
Deux cents manifestants lundi, cent cinquante mardi, les lycéens d'Alfred- de-Vigny se mobilisent contre la réforme. L'emploi des jeunes en question. 
   
Devant l'entrée du lycée Alfred-de-Vigny, mardi matin, 150 lycéens font corps contre la réforme des retraites en organisant un blocus et filtrant les entrées. -  
Devant l'entrée du lycée Alfred-de-Vigny, mardi matin, 150 lycéens font corps contre la réforme des retraites en organisant un blocus et filtrant les entrées. - Photo NR
   
Avoir entre 16 et 18 ans et se mobiliser contre la réforme des retraites engagée par le gouvernement Fillon et le président Sarkozy. Entre leur jeunesse et l'âge de leur départ à la retraite, près d'un demi-siècle se sera sans doute écoulé. Les lycéens de Loches, à l'image de leurs camarades dans quatre cents établissements français, ont décidé de se joindre au mouvement de protestation contre la réforme des retraites.
'' On ne veut pas une retraite de misère, une retraite à l'Américaine '' (Gaëtan, 17 ans)
Hier matin, ils étaient cent cinquante environ à bloquer les accès principaux du lycée Alfred-de-Vigny à Loches, sans compter les élèves partis à Tours rejoindre les manifestants. Lundi, ils étaient deux cents (sur sept cents élèves) à filtrer les entrées du lycée, soutenus par leurs voisins du lycée professionnel E.-Delataille. L'initiative de lundi revenait aux élèves de seconde, les plus jeunes de l'établissement.
Quatre futurs bacheliers se font les porte-parole du mouvement : Camille V., 17 ans, en Terminale S, Gaëtan M. 17 ans, Barbara B., 18 ans, Romain D., 18 ans, en Terminale Eco. Leur discours reflète une inquiétude que leurs aînés portent aussi : « On ne veut pas une retraite de misère, une retraite à l'Américaine », avance Gaëtan. « On est jeune, c'est normal que le sujet de la retraite puisse paraître distant pour certains d'entre nous. Nous voulons aussi sensibiliser les élèves à un autre problème, celui de l'emploi des jeunes. Pour toucher sa retraite, il faut cotiser. Pour cotiser, il faut travailler », déclare Camille, lucide. Dans leur tract, ils ont rédigé cette remarque : « Plus les gens travaillent longtemps, moins tôt des emplois seront libérés pour les jeunes à la fin de leurs études ».
La préoccupation première est là : leur insertion professionnelle. « Quand va-t-on trouver un emploi ? À 25 ans ? À 30 ans ? Le bac ne nous donnera rien, nous sortons du lycée sans formation, sans pratique professionnelle. Et après, à quel âge partirons-nous à la retraite ? À 67 ans ? », s'interrogent-ils de concert. « Voila pourquoi nous nous mobilisons. Pour un avenir meilleur ».
Ils savent que le pouvoir politique n'aime pas les voir dans les rues. « Nous n'avons pas tous le droit de vote. Mais beaucoup d'entre nous pourront voter en 2012. S'il ne retire pas sa réforme, le gouvernement pourrait bien s'en mordre les doigts. Il ne sait pas jusqu'où on peut aller », avance Gaëtan, n'écartant pas l'hypothèse d'un mouvement plus dur avec l'ensemble des lycées de France. 
   
Xavier Roche-Bayard 
   
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Source : Nouvelle République  
  

lundi 11 octobre 2010